Généralités sur la cuisine thaïe :

L'harmonie des saveurs, les ingrédients frais, l'importance culturelle, la diversité régionale , voilà tous les ingrédients d'une cuisine raffinée, appréciée à sa juste valeur et classée parmi les meilleures cuisines du monde.

La cuisine thaïe a subi au cours des siècles l'influence de ses pays voisins, l'Inde, la Birmanie, Le Laos, la Malaisie, et bien sûr la Chine, dont beaucoup de thaïlandais sont originaires. Cet héritage n'a pas empêché de lui conférer sa propre identité culinaire.

La cuisine thaïe est réputée internationalement, elle serait une des meilleures cuisines au monde (après la cuisine française ?) Ce n'est certainement pas l'avis de tous. Il faut dire que les ingrédients de base utilisés dans la cuisine thaïe sont tellement différents de ceux que nous utilisons en occident, que lorsque l’on découvre cette cuisine, on peut être un peu surpris. On le sera quoi qu' il arrive quand on aura goûté au 1ier repas typiquement thaï. La cuisine thaïe est très pimentée.

La cuisine thaïe est une cuisine régionale, les plats diffèrent d’une région à l'autre, mais partout le piment est roi. Plus ou moins dosé en fonction des plats et des régions, mais omniprésent..

En Thaïlande, le riz n'est pas un simple accompagnement : il est le pilier absolu de l'alimentation, de l'identité culturelle et de l'économie du pays. Sa centralité est telle que l'expression courante pour dire « manger » se traduit littéralement par « manger du riz » (kin khao).

Un repas sans riz n'est tout simplement pas considéré comme un repas complet.

La Thaïlande figure constamment parmi les premiers exportateurs mondiaux de riz. Une immense partie de la population active, en particulier dans les zones rurales, vit directement de sa culture, ce qui en fait le poumon social du pays.

Comment ne pas évoquer la street food (cuisine de rue) quand on parle de gastronomie ou de cuisine en Thaïlande ?

Si ce phénomène est courant dans tout le pays, il l'est encore plus dans sa capitale Bangkok. On dit que la capitale est une cantine à ciel ouvert. Beaucoup de thaïlandais, toutes catégories sociales confondues, ont recours à ce principe de restauration car il est un moyen simple et efficace de se nourrir à tout moment de la journée.

Dans Bangkok, même si le gouvernement a limité sa propagation en ayant « nettoyé » certains quartiers emblématiques de ses vendeurs de rue, la street food demeure cependant une tradition, un culte du patrimoine thaïlandais, auquel on aura du mal à échapper lorsque l'on visite la capitale.

Il faut savoir que la notion "d'entrée, plat, dessert" n'existe pas en Thaïlande, que ce soit dans les familles ou dans les restaurants. Tous les plats arriveront dans un ordre non formel, ou tous en même temps mais sans vraiment de logique. Notre logique.

La plupart des plats sont parfumés au "nam pla" (sauce de poisson). C'est un liquide filtré qui provient de la fermentation du poisson salé.

On utilise beaucoup, en plus du piment, l'ail, le galanga, les échalotes, la citronnelle, le basilic, les feuilles de lime, le citron vert. Le sucre est très présent également, souvent c'est du sucre de palme, couleur brun orangé, à l'état brut.

Lorsque l'on débarque pour la première fois à Bangkok, on est forcément surpris par les odeurs, mélange de mille parfums, émanant de cette cuisine de rue, depuis le matin à l’aube jusqu'à tard dans la soirée. Les thaïs mangent souvent, au minimum 3 vrais repas par jour, mais entrecoupés de quelques collations. Il faut avouer que c'est tentant, et qu'il est difficile de résister sachant que faire 100 mètres dans la capitale sans se trouver face à un vendeur de nourriture relève de l'exploit personnel.

On trouvera cette cuisine de rue vendue avec différents supports, allant d'un 2 roues customisé à une petite échoppe ouverte sur la rue, en passant par un brasero disposé sur le trottoir pour l'occasion avec sa table pliante et 4 tabourets en plastique. Tout ça se côtoyant sur des centaines de mètres dans certains quartiers.

La cuisine thaïe s'articule principalement sur 4 saveurs : Le pimenté, le salé, le sucré et l'acidulé.

Les thaïs mangent peu, mais souvent.. Allez, n’ayons pas peur de le dire, très souvent.

Le petit déjeuner est un repas à part entière, au même titre que les autres repas de la journée. Même s'il est souvent moins conséquent, on mangera malgré tout un plat à base de riz. Un des plats couramment dégusté le matin est le Khao Tom ( ข้าวต้ม ), une soupe claire de riz. S’en suivront, dans cette même journée un minimum de 3 repas.

Les stands sont généralement spécialisés dans un certain type de nourriture. On trouve les stands de soupes de nouilles, de brochettes, de pad thaï ou équivalent, de plats sautés, de currys, de desserts... Difficile de ne pas y trouver son compte. Certains quartiers de la capitale sont plus ou moins réputés pour vendre de la bonne nourriture de rue, d'ailleurs un signe qui devrait ne pas vous faire hésiter, c'est la fréquentation par les locaux qui est souvent synonyme de nourriture de qualité ou de bon rapport qualité/prix.

A Bangkok, le quartier chinois, Yaowarat Road, est l'un des plus réputés de la capitale offrant une diversité impressionnante de produits. Il faut aussi citer les quartiers de Udom Suk, Victory Monument, Ari, et j'en passe....


Que vous ayez un appétit d'ogre ou une petite faim en attendant le repas du soir, ne passez pas à coté de cette cuisine de rue. Les plats sont vendus pour des sommes dérisoires, et même si pour certains, cela pourra paraître un peu frugal, cela vaut le coup d'essayer. J'entends beaucoup parler des sempiternels pad thaï, riz frits, brochettes de poulet ou riz gluant à la mangue et à la coco, mais je conseille de sortir de ces « classiques » et d'oser la diversité, même si quelques fois le choix peut paraître un peu compliqué.

Pour ce qui est de hygiène, l'environnement et les ustensiles utilisés ou la façon dont est stockée la nourriture, cela pourra en rebuter quelques uns. C'est compréhensible compte tenu des critères de propreté auxquels nous sommes habitués en occident. Sans idéaliser cette cuisine de rue et lui ôter tout risque d'intoxication, vous ne prendrez pas plus de risques à manger street food que dans certains établissements bien plus classieux. Toutefois, même si, quand vous mangerez un pad thaï à 50 bahts avec 5 ou 6 crevettes, ne pensez pas que vous aurez dans votre assiette de la qualité premium. Au marché du frais, pour acheter 5 ou 6 belles crevettes ne provenant pas de l'élevage intensif, il vous en coûtera environ 100 bahts.

C'est un moyen économique pour qui voudra ne pas sacrifier son budget vacances, mais ne négligez pas pour autant les restaurants qui proposent bien souvent une cuisine plus variée, plus élaborée, même si l'addition sera un peu plus conséquente, tout en restant très raisonnable, comparativement à ce que l'on payerait en Europe, et que vous ne trouverez pas dans cette street food.

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